The Family in America, The Early Years Philippe Chopard: It is my job to do the English rendition of David's talk. I'll give it a try.

Good Day,

I will try to say a few words in French in honor of our reunion. Please excuse me if my French is, at times, lacking. Nevertheless,  I thought that it would be a wonderful idea for an American member of the family to celebrate this occasion by making an effort to speak in the language of our ancestors.  Because my French is limited, I willl be brief.

First, let me say that this reunion is truly unusual.  It is incredible in this day and age, when most people have so little time, for more than 140 family members to come to L'Auberson.

Bonjour.

Je vais essayer de vous dire quelques mots en français afin de célébrer cette occasion. Veuillez m'excuser si je fais beaucoup d'erreurs. Mais j'ai pensé que serait une bonne idée pour un Américain de la famille de célébrer cette occasion avec un petit effort pour parler un peu dans la langue de ses ancêtres. Parce que mon français est limité, je serai bref.

Premièrement, je crois que notre rencontre d'aujourd'hui n'est pas quelque chose d'ordinaire. C'est incroyable a notre époque ou la plupart de gens ont très peu de temps, que plus de 140 personnes de notre famille aient décidé d'aller à L'Auberson.

Personnellement, c'est un grand honneur d'être ici avec mes familles Suisse et Américaine, dans le village ou mon grand-père et ses pères sont nés, depuis le 16 siècle.

C'est particulièrement le cas parce que mon grand-père habitait chez nous quand j'étais enfant. Il est parti de L'Auberson quand il avait 15 ans, mais il n'a jamais oublié la vie de ce village durant les dernières années du 19 siècle. A presque tous les repas chez nous il remontait le temps. Pendant notre enfance nous avons entendu toutes les histoires des Jaques, des Bornards, des Margots, et de toutes les personnes de ce petit village. En tant qu'enfant Américain, c'était un peu étrange d'avoir un grand-père qui parlait en français, et toujours de ces choses-la. Mais je sais maintenant que c'était un cadeau pour son petit- fils. Aujourd'hui je crois que j'ai un bon sens de mon héritage grâce à mon grand-père.

Nous parlions beaucoup de l'immigration de la famille à Boston, Massachusetts. Boston était alors un grand centre industriel regroupant des usines de fabrications de chaussures, de vêtements et de tissus ainsi que de machines industrielles. Ce développement a permis un enrichissement progressif des propriétaires.

C'était dans ce milieu que la famille arriva. Ils étaient chanceux en comparaison avec les immigrants des parties sud et est de l'Europe qui n'avaient pas de formation. Les fils de Jules Felix n'avaient pas beaucoup été à l'école mais suffisamment pour trouver un bon travail. Mon grand-père et la plupart de ses frères travaillaient comme machinistes dans des usines comme General Electric ou Westinghouse. Ils fabriquaient des outils de précision. William, grâce a son talent artistique, devint graveur et travaillait pour Shreve, Crump and Low, un bijoutier très connu a Boston. Plut tard mon grand-père est devenu le "manager" d'une grande propriété a Dover, Massachusetts. Les femmes travaillaient comme gouvernantes, ou dans le cas de ma grand-mère, comme couturière. Une exception a été Elisabeth. Ma mère m'a dit que tante Elisabeth avait immigre au Canada ou elle était actrice. Je ne sais par sur que nous connaitrons jamais la véritable histoire!

A la maison, la famille parlait presque seulement français, mêmes les enfants nés aux Etats-Unis. Ma mère m'a raconté que quand elle a commence l'école, elle a du apprendre comment prononcer l'anglais.

A cette époque les frères et soeurs s'entreaidaient. Par exemple, Paul, sa femme et son fils vivaient avec mes grands-parents à Dover après la première guerre mondiale, et Paul travaillait avec mon grand-père. Frida, son mari et son fils vivaient à la même époque à Savin Hill avec Ben et sa famille.

Un autre fait intéressant est que la famille voyageait souvent entre Boston, ou plus tard Camden, New Jersey, et L'Auberson. J'ai retrouvé sur Internet les listes de passagers retraçant leurs divers voyages. J'ai ici des copies des listes si vous souhaitez les voir.

Malheureusement, mais aussi naturellement, la famille a beaucoup perdu de son identité culturelle aux Etats-Unis. Mais en même temps le fait que plus de 40 Américains soient ici est remarquable. Ainsi, je crois qu'il y a toujours une liaison très forte. J'espère que cette réunion ne sera pas la dernière et que nous continuerons à nous réunir dans le futur.

A cette fin, j'ai construit un site Internet, www.famillejaques.net. J'espère que ce site sera une opportunité pour nous de communiquer et rester ensemble en tant que famille. D'ailleurs, le site sera aussi une base de données dans laquelle nous pourrons comprendre notre histoire, et un instrument interactif pour enregistrer les évolutions importantes de chacune de nos familles.

Pour terminer, je vous remercie de m'avoir donné le loisir de dire ces quelque mots. Comme je l'ai dit avant, c'est un honneur pour moi d'être ici. Je croix que cette journée aurait rendu tous les enfants de Jules-Felix très heureux.

Personally, it is great honor for me to be here with my Swiss and American family, in the village where my grandfather and his fathers were born, back to the 16th century.

This is particularly the case because my grandfather lived with us when I was a child.  Although he left L'Auberson when he was fifteen, he never forgot life in this village during the last years of the 19th century. At almost every meal he reminisced. Thus our childhoods were were filled with tales of the Jaques, the Bornards, the Margots, and all the other characters who lived in this little town. For an American kid, having a grandfather who spoke French, and talked so much about the little town he came from, was strange to say the least. But now I know that those stories were my grandfather's gift to his grandchildren. Today I feel very connected to my ancestral roots, thanks to him.

My grandfather also spoke a lot about the immigration of the family to Boston. Boston, during this era, was a significant manufacturing center, surrounded by factories producing everything from shoes, clothing and textiles, to industrial machines.  During the nineteenth century, the owners of these industries became wealthy.

It was in this environment that the family arrived.  They were fortunate in comparison with immigrants from Southern and Eastern Europe, many of whom were illiterate.  The children of Jules Felix did not have much schooling, but enough to find good jobs.  My grandfather and his brothers worked, for the most part, as machinists in factories such as General Electric in Lynn and Westinghouse in Readville, making precision tools.  William, because of his artistic talent, became an engraver and was employed at Shreve, Crump and Low, a well-known Boston jewelry company.  Later my grandfather became an estate manager for a large property in Dover. The women were governesses, or in my grandmother's case, a dressmaker.  A notable exception was Elisabeth who had immigrated to Canada, and according to my mother, was an actress.  I am not sure that anyone, however, will know the real story.

At home, the family spoke French almost exclusively.  The children, even those born in the United States, learned English as their first language.  My mother used to tell me how difficult it was to master English pronunciation when she first went to school.

During those early days, family members helped one another.  For example, Paul and his wife and son, lived with my grandparents in Dover after World War I, and Paul worked with my grandfather. Frida, her husband and son lived in Savin Hll with Ben and his family during the same period.

Another interesting fact was that they traveled frequently between Boston, and later between Camden, New Jersey, and L'Auberson.  On the Internet I found ship manifests which cronicle some of their trips.  I have print-outs with me if you are interested.

It is unfortunate but also natural that the family in the U. S. gradually lost its cultural identity. But at the same time it is remarkable that forty Americans are here. I sincerely hope that this reunion will not be the last, but that they will continue for the forseeable future.

With this in mind, I have contructed a website, www.famillejaques.net/   I hope that the site will be an opportunity for us all to communicate and stay together as a family.  I also hope that the site will be a database through which we can understand our family history, and a method to record important changes in each of our own families.

Finally, I would like to thank all of you for the opportunity to say a few words.  As I said before, it is a real honor for me to be here.  I know this day would have made all the children of Jules Felix very happy.

David Schroeder
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